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Medulla:laissez pénétrer l'Art jusqu'à la moelle!

Lutte contre le cancer, Art contemporain: Même force de Vie!
Sur une invitation originale de La Ligue contre le Cancer,
et à l’initiative de l’association Medulla, dirigée par Justine Mercier, 7 jeunes artistes contemporains de la région, exposent avec générosité des oeuvres récentes au sein de l'Espace Ligue, situé en plein cœur de Nice.
"L'idée de cette exposition m'est venue après avoir bénéficié gracieusement des services de la ligue, durant une année, ce qui m'a beaucoup aidé. Confrontée à la maladie qui a touché mon père, je me suis demandé modestement ce que je pouvais "apporter" au système", explique Justine.
Quelle est le lien entre art contemporain et lutte contre le cancer? C'est l'énergie vitale. L'art contemporain est une véritable force en mouvement. « La nature imite l'art » disait Oscar Wilde. Il connecte celui qui regarde une oeuvre, à lui-même, et au monde. C'est un puissant révélateur d'émotions, un moteur de rêverie et d'imaginaire. Une bouffée d'oxygène!

Peinture, sculpture, photographie, estampes, se découvriront le long d'un parcours autour des 200 m2 de l’Espace Ligue, première structure d’accueil de jour pluridisciplinaire destinée aux malades en France. Techniquement, cela demande un peu d’imagination. Mais les artistes sont très enthousiastes. Autour de l’exposition, un instant de partage pourra naître. Réunissant tous ceux qui participent à l’action de la ligue (donateurs, bénévoles, équipes soignantes), les utilisateurs, et les artistes. Tout amateur pourra acquérir les oeuvres, dont 50% du prix de vente seront reversés à La Ligue sous forme de don.

Une manière conviviale et ludique de faire découvrir un lieu, une mission, et les acteurs d'une région!
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MEETING POINT
Vernissage le Vendredi 7 mars à partir de 18h30
Exposition du 8 mars au 30 avril 2008

Avec la collaboration des artistes : Laurence Deleersnyder, Anthony Gripon, Lemesle & Roubaud, Philippe Pianetti, Yoann Pisterman, Ugo Schiavi.
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Ligue Départementale contre le cancer - Espace La Ligue.
3, rue Alfred Mortier- 06000 NICE
La Ligue vous accueille sur Rdv, au 04 93 62 13 02 .
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Visitez le blog de l'association: Medulla
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Self Made World

Ugoschiavi_2 Ugo Schiavi, 2008, projet d'installation

Voilà ce qui arrive quand on a la folie consumériste: on se retrouve prisonnier d'une cage et ça nous donne le vertige. La lueur de notre âme vacille créant tout de même un semblant de mouvement alentour, voir une vertigineuse sensation de no comprendo. L'illusion est parfaite: la cage, le mouvement, et nous dedans. Le jeune Ugo Schiavi, qui présentait cette installation pour ses examens aux beaux arts, m'a secrètement épatée de son aptitude à recycler nos émotions et notre époque, pour en faire des oeuvres visuellement très surprenantes;

Je ne peux m'empêcher de faire la comparaison entre ce caddie dépossédé de sa fonction (plus de roues ni de fente monétaire) et une peinture bichrome représentant une gueule de pub en très gros plan, acollée aux lettres du même ton où l'on pouvait lire, si l'on n'était pas aveuglé par les strass et paillettes incrustés dans le X (qui sait, peut-être des vrais diamants!), "LUXE"...

D'un côté, l'art dénonce l'illusion, ou s'en amuse... de l'autre, il continue de promouvoir un monde fait d'icônes publicitaires et de marques.

Ahhhhh! Notre imaginaire, notre culture, notre FORCE!

On Every New Shadow

Lee_bul_4_2 Rarissime dans l'actualité des expositions d'art contemporain, voici la preuve que l'on peut créer dans son temps et proposer de BELLES choses.

Belles. Mot tabou dans le vocabulaire du "milieu". A la limite, quand une oeuvre est visuellement agréable, on parle de travail "esthétisant" et il n'y a pas plus péjoratif. L'exposition des sculptures monumentales de Lee Bul, une artiste coréenne déjà renommée, est un pur enchantement.

Mon patron me parle toujours de la qualité de l'émotion que l'on peut ressentir face à une oeuvre d'art. On ressent une oeuvre par rapport à notre vécu et notre acquis. Parfois certaines oeuvres déclenchent en nous une émotion profonde, subtile, qui tel un bon vin, nous laisse dans le souvenir un goût exquis.

Miroirs, reflets, perles et métal travaillés à la façon d'une dentelle, admirable légèreté de structures volumineuses suspendues dans les airs par des câbles d'acier.

Utopie de verre, architecture révée: et si chaque étoile était habitée? Je me plais à imaginer une vie dans un décor de lumière, dénué de corps. Seule mon âme flotte et se reflète dans le cristal. Une perle fragile se laisse caresser du dedans, douceur.

Bien sûr, ce n'est pas si simple. Et le propos de l'artiste est chargé d'histoire, de dictateur et de torture. Prenez par exemple, l'oeuvre, Heaven and Earth. Dans cette salle transparente, au centre, se déploie une baignoire carrelée blanche, à l'apparence vieillit et usée. Autour de la baignoire, je reconnais aisément la représentation d'une chaine de montagnes. Dedans, de l'encre noire, dans laquelle se reflète une de ces étoiles brillantes. On ne peut sonder le fond du liquide. C'est opaque et assez terrifiant. Lee Bul nous parle du mont Baekdu-san, symbole de la nation. Curieusement les coréens du Sud n'ont jamais vu ce mont du fait de l'histoire politique du pays. Le grand lac noir au centre évoque la torture des dissidents du régime, le sang, et le vécu trouble d'un pays ravagé par le communisme d'un côté et l'hyper capitalisme de l'autre.

Lee Bul, On Every New Shadow

Jusqu'au 27 janvier 2008

Fondation Cartier (métro Raspail).

Pentone Gray 5 C

Musiquearson "Mer d'huile sur fond gris

Beauté

Sensation de temps suspendu

Comme si j'avais volé un instant d'éternité..."

Texto de mon amie D.

Le lendemain, je me suis rendue à la Villa Arson et par hasard, j'ai assisté à un concert improvisé. Au bon endroit, au bon moment;

Merci, jeune inconnu!

Be creativ

Pour ceux qui pensent maîtriser word, j’ai un pote qui donne des cours ….

Téléchargement FILMIM.doc

We like

Zo2_3 Zoé Léonard, photographie couleur prise avec un Rolleiflex des années 60.(dimensions et année de création inconnues).

C'est assez rare pour le souligner, j'ai beaucoup aimé la dernière exposition présentée au Centre d'Art de la Villa Arson. Enfin, des propositions SIMPLES et CLAIRES, saisissantes sans avoir besoin d'explications de textes...

Si vous avez 5 minutes, allez-y faire un tour! Vous serez surpris par les photos de Zoé Léonard, une pointure de photographe américaine dont je vous épargne le pédigree tant il est foisonnant de choses intéressantes (tapez Zoé Léonard sur google et éclatez-vous!).
Tatiana trouvé, je finis par bien l'aimer, avec sa création du bureau des affaires implicites et ses pierres très précieuses...

Tatianatrouv

Tatiana Trouvé, Rock, 2007, Calcaire A milioles étage lutécien, bronze, 55x107x70 cm


Infos pratiques :
Villa Arson – Centre national d’art contemporain
20 avenue Stephen Liégeard. 06105 Nice cedex 2
Tous les jours: 14h-18h
Fermé le mardi
T. 04 92 07 73 73
Entrée libre

Enlarge your practice!

Enlarge_your_practice

C'est le nom d'une expo marseillaise qui était mentionnée dans le magazine "Beaux-arts" du mois de Septembre comme l'une des 3 expos d'Art Contemporain à voir actuellement en France.

A CHIER!

Je suis en colère contre les prescripteurs, les critiques d'art qui font la gloire d'un art décadent, provocateur et vide. L'expo: Dans une grande salle, plusieurs vidéos diffusées en continue et simultanément, un brouhahas et bien sûr, démerdez-vous! C'est de l'art, donc c'est universel!... FOUTAISE!

Deuxième salle: entassées dans un tout petit espace, 2 installations mal éclairées: des éperons géants paraissant avoir être plantés dans le sol, une bâche molletonée noire, en face de photos amateurs pornos issues d'internet. QUESAKO? Une satyre de notre société? FUCK.

Dans le fin fond de la salle, cachée derrière deux parois amovibles: la reconstitution d'une cellule de prison, des barreaux, un lit, un lavabo, et des murs où le prisonnier a sans doute écrit pour garder sa liberté d'expression et de création. DEJA VU.

Si je résume la presse qui se gargarise de l'affaire, nous avons là une expo large et massive,mais supra codée, dont la force motrice est l'ennui.

Mon résumé perso: FOUTAISE QUESAKO FUCK et DEJA VU. Et donc en synthèse de synthèse: A CHIER.

Non, ce n'est pas représentatif des pratiques d'art contemporaines; Oui, ça nuit effectivement à l'interêt que peut porter le public à l'art et aux artistes en général. Quand on sort d'une exposition comme celle-là, on se jure qu'on ne nous y prendra plus. Vive la télé!

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Morceaux choisis, extraits de texte des critiques d'art sur l'expo

"Avec son titre en forme de spam, l’exposition « Enlarge Your Practice » se propose de faire le tour de ces pratiques importées aujourd’hui dans le champ artistique, et qui contribuent à élargir massivement le paysage de l’art contemporain."

"Dans ces pratiques, dont la culture Internet a largement contribué au développement [...] on retrouve une fascination pour un certain amateurisme qui, s’il semble à priori relever de l’accessoire et du loisir, recouvre en fait un niveau de codification quasi scientifique."

" Il se manifeste dans ce paysage élargi un certain surrégime esthétique. Soit une surenchère de formes, une compilation de codes et de références, un excès d’énergies (décuplées même, dans le cas des artistes qui travaillent en collectif), et un certain engagement physique nécessairement requis par la pleine réappropriation de ces pratiques à forte dose performative."

" Une surenchère paradoxale quand on sait que la force motrice qui agite la plupart de ces artistes repose presque systématiquement sur une donnée fortuite : l’ennui."

Les AZART de la vie

Natalie_lamotte 

Nathalie Lamotte, 2006-T08 195x130 acrylique sur toile
Texte éditorial de la revue de peinture Azart, juillet-août 2007                                                                                                                                        
Dans le courrier des lecteurs, nous publions une lettre, [...] dans laquelle une spetuagénaire nous conte son regret éternel, d'avoir été empêchée de devenir peintre. Il eut fallu pour cela qu'elle "ose" braver l'interdit parternel. Elle ne l'a pas fait et cela la ronge.
Combien d'entre nous sont bloqués, dès qu'il s'agit d'entreprendre? De braver l'interdit ou de faire tomber les barrières en papier? Nous vivons une époque qui a privilégié l'assistance douillette, l'absence de prise de risque, le confort benoit, et le matérialisme, en les élevant au rang de valeurs suprêmes de la Société.
Quelle erreur! Nous disposons tous d'une énergie renouvelable constamment, gratuite et dont les ressources ne semblent pas prêtes de tarir: l'imaginaire;
Alors osons! Osons lui ouvrir toutes grandes les portes de la liberté. Le rôle de l'artiste est, en ce domaine, capital. Plus que jamais, c'est à lui de nous aider à transgresser le désenchantement. C'est lui qui doit combattre tous les jours l'incrédulité, le "à-quoi-bon" du consensus mou; Merleau-Ponty disait que l'obligation de l'artiste était de recommencer... autrement. Mais de toujours recommencer.
Ah! Se laisser aller voluptueusement à l'excitation de faire advenir quelque chose par soi-même. Oser faire naître son projet personnel, ne pas écouter les donneurs de leçons et les cassandres aigris. Oser tout abandonner pour repartir dans une nouvelle direction. Ne plus avoir honte de ce que l'on aime. Oser détruire le lendemain ce que l'on a fait la veille, pour progresser vers cette soif d'absolu, qui force le respect. L'art en général, et la peinture contemporaine en particulier, sont là pour nous aider à être dignes de notre condition humaine.
Il est encore temps, pour la plupart d'entre nous, de nous lever sur la pointe des pieds pour apercevoir les étoiles, comme le disait si poétiquement Antonioni. Notre géant Hugo a écrit dans les misérables: "Oser; le progrès est à ce prix. Toutes les conquêtes sublimes sont plus ou moins le prix de hardiesse. Le cri: audace! Tenter, braver, persister, persévérer, être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin...". [...]                                                                                                                                 
Gérard Gamand, rédacteur en chef de la revue Azart, juillet 2007

Esprit libre dans un corps malsain

Oursblog

A Marseille, il existe encore de vrais lieux underground où l'on fait ce qu'on veut, comme on veut et si on te demande des comptes, tu pisses à la raie de l'emmerdeur.
A l'embobineuse, le n'importe quoi est roi. Dans l'anti-chambre de la boîte (qui n'est pas en conserve), un jeune type habillé d'un menteau miteux piqué aux troupes de l'armée russe, t'accueille. "T'as le médaillon? si t'as pas le médaillon, tu rentres pas"; Ca commence, bienvenue dans la 4ème dimension!
Derrière lui quelques têtes de poupées très décoiffées te font des grimaces et ouvrent grand leur bouche pour te manger. Toi, tu t'en fous, t'attends ton tour; Car on te fiche! sur l'ordinateur de l'embobineuse défilent des noms de population "à risque" du coin. Mais quel risque?

Au moment de rentrer dans la 2ème salle, nous croisons nos amis qui sortent. "Elle a envie de vomir, elle a vu un mec bouffer des ampoules!". Hum, je vois. On a loupé le premier show live d'une troupe de cirque de rue un peu border-line. On s'engouffre quand même dans ce tas de fumée qu'est la salle, et pour s'acclimater un peu à ce fourbi, on boit une bière de loin. des tas de dessins flottent du plafond. Des chaînes (que j'ai prise pour des chaînes de vélo, mais non), pendouillent et font la déco. Encore quelques poupées éventrées, ça et là. Mais ce qui fait vraiment l'ambiance, ce sont les gens. Il y a un rassemblement de Buffalo girls ce soir, tu sais, les nanas à l'anneau dans le nez, comme les taureaux de camargue. Je les regarde, curieuse et limite envieuse, j'aimerais savoir ce que ça fait, un truc pareil dans les naseaux. peut-être que c'est jouissif?

Il y a une vieille cadillac qui traîne un peu plus au fond, on va s'y accouder (fatigués, les loulous), et puis vite fait bien fait on se fait déloger: une fille (je devrais plutôt dire une forme informe) habillée de sacs plastiques en tous genre arrive, occupe l'espace. Une lumière blanche puissante émet des flashs rapides à intervalles réguliers. Des ventilateurs ont été disposés sur la bagnole.

La fille prend le micro, et commence à brailler. Visiblement, elle est en train de s'asphyxier sous ce plastique. Elle se débat, elle râle, un râle désespéré qui fait frissonner le sang. On voit apparaître un bout de sein, B. commence à se réveiller. Les flashs de lumière donnent à ses mouvements un air décomposé, et moi ça me fait penser à l'alerte maximale du cerveau qui n'a plus d'oxygène; tu sais: juste avant de tomber dans les pommes, quand tu vois des tâches blanches devant tes yeux et puis plus rien;

La fille arrache ses sacs, péniblement. Elle lutte pour s'en sortir, respire toujours aussi mal. Elle finit par se retrouver nue devant nous, B est très interressé par son sexe en jachère. On se dit: "happy end, elle y est arrivé!". Mais une fois nue, elle meurt quand même, peut-être d'épuisement.

Deux gars de la boîte arrivent avec un caddie, ils viennent nettoyer la salle des sacs plastiques qui font vraiment poubelle. ils foutent les sacs dans le caddie, et y foutent aussi la fille morte. Ni plus, ni moins qu'une ordure de plus.

Ils disparaissent; Et c'est la fin du show.

Je demande à ma copine si elle a encore envie de vomir. Non, mais elle comme nous tous est estomaquée!

On entend de la Dub (moi j'appelle ça de la daube) qui se met en route et je me mets instantanément à bouger dans tous les sens.

Ce truc, moi, ça m'a fait l'effet d'un "breakdown", ça m'a libéré le cerveau. Après, j'étais de l'autre côté, no limit, je me sentais vraiment envahie par le n'importe quoi; j'avais l'impression d'être rentrée dans ma tête. Et on n'y trouve pas que des choses bien pensantes. La réalité de mes fantasmes est tout autre: irrationnelle, crue, obscène.

C'est pour ça que j'aime l'embobineuse, ça me connecte à une partie de moi que je ne nie plus, et avec qui je cohabite joyeusement! Le tout est de savoir qu'on est aussi cela, par moment. Des êtres déjantés et débridés sous l'emprise de notre inconscient, de nos hormones, ou de nos gênes. Et là de proclamer: "Y A PAS DE GENE DANS LES GENES!"

Pour cette semaine qui démarre, j'ai envie de vous dire: ECLATEZ-VOUS! Explorez toutes les possibilités et ne vous bridez pas, la société, les lois anti-tabac, la télé s'en chargent. De temps en temps, allez faire un tour du côté obscur de vous-même, et buvez une bière avec vos démons. Ils ne sont pas si effrayants que ça quand on les connaît. Apprivoisez vos images! Aimez-vous entièrement; La laideur permet que la beauté existe. L'horreur est le pendant du merveilleux. La mort anime la vie. Le sexe est spirituel.

http://www.lembobineuse.biz/

Trojan donkeys

J'ai retrouvé ces mots de mon père, qui était allé visiter l'exposition de Steven Wilks, Travel donkeys, au CNAP de la Villa Arson, en juin 2005. J'ai bien aimé les redécouvrir. Je vous les offre.

Ane

J'ai bien connu un âne gris

qui s'en allait bien mal en pis, mort anonyme

Moqué, chargé, mal vétu, mal vieilli

J'ai rencontré un âne bleu

Grand voyageur, guéteur d'espoirs

Panse repue de mots d'amour

d'êtres meurtris, enfin compris

dont les blessures seront transmises

vers leurs frères du monde souffrant

toujours debouts, toujours aimants

au delà des ingratitudes,

des égoïsmes, des certitudes,

des possédants aveugles et sourds

au braillement des ânes, toujours.

J'ai bien aimé cet âne là

porté par l'art, vers l'au-delà

universel des hommes justes

de Tokyo à Roquefort

de Bay Bridge à Oulan Bator

Des plus faibles, aux plus forts

de tanpis, à ENCORE.

http://www.trojandonkey.net

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