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Woman's land

Mes hommages, Madame

Oldwoman Monaco, samedi 16h30, au café d'une chaîne de glaces, où l'on peut voir accrochées au mur de jolies peintures de bouteilles de Bayleys...

Vieille Femme tout à fait intriguante. Menteau de vison, rouge à lèvre et rouge aux ongles, très décharnée.

S'est assise près des toilettes, a commandé un thé, s'est mise à lire Courrier International. Avait une tremblotte terrible.

Dans sa vie d'avant, était-elle cantatrice? Tenancière d'un bordel renommé ou bien riche héritière? Ecrivain peut-être?

Elle m'a fait penser à une sorte de dinosaure en voie de disparition. Une autre époque. Elle avait de tout petits pieds de chinoise.

Je n'en sais pas plus.

B.l'a mitraillée de photos. Elle n'avait sans doute plus de sex appeal, mais un magnétisme certain.

Nothing Bud Life (Rien Bourgeon Vie)

Fleur_de_peau_2Photo de Marie Amar, Courtesy galerie RX,Paris.

Wake up little Justine!

A fleur de peau,
l'odeur de ton souffle,
Ton existence m'est précieuse...
Un moment-joie à Londres, avant la maladie, entre soeur et amies, on chantait à tue-tête devant un caddie de supermarché,
C., j'ai pensé à toi longuement cette nuit, comment te dire que: " j'ai vu et j'ai compris",
cette petite toute neuve me regarde et me ramollit le coeur à vue d'oeil, c'est indécent!
galerie, je t'aime bien

Et ce chat qui ronronne sur mes genoux,"ne mets pas les griffes, Séraphine", et miracle: elle ne les mets pas.

Crise d'amour, compréhension en hausse.
Connexion rapprochée,
Intensité + + +

Papa, t'es pas là pour voir tout ça, Papa t'es là quand même
Maman qui pleure, elle traîne sa solitude en bandoulière
Maman qui rit, elle a oublié ses malheurs
Et ma frangine, chez elle, amoureuse et en vie
Ouahou, je dis : Ouahou

Epatée! J'en redemande! Il y a tant à aimer! Je remercie je sais pas qui de m'avoir faite avec des p'tits nénés, et une grande bouche pour pouvoir en parler.

                       A fleur de peau, c'est beau


Saveurs, odeurs et sentiments

Saveurodeuretsentiment

Vendredi, ça sentait la pluie sur la terre séchée par des mois de chaleur, l'huile d'argane sur la peau chauffée par les vapeurs du hammam. Puis les bulles de champagne ont claqué doucement sur la langue, aromatisées à la tapenade de tomates séchées. Enfin, la joie de se retrouver s'est répendu, mélée de rires, se retrouver et déguster risotto aux morilles, tagine au citron et au miel, coulant au chocolat et glace au poivre de Séchouan... Ca faisait longtemps, tous les quatre, ça fait du bien.

Samedi, dès le matin les vapeurs de l'estouffade de boeuf aux cèpes envahissaient la maison. L'après-midi c'est l'odeur des cartouches des chasseurs à l'affût des sangliers au milieu des champs de courges, puis des crysanthèmes qui sentent le bon miel mais font toujours couler les larmes, même 15 ans après. Puis c'est le bonheur de voir mon père en forme, lucide, présent . Et ma grand-mère, inchangée, hochant la tête devant le PC portable avec le dernier anti-virus de mon frère: il pourra envoyer des nouvelles par mail, partager des photos sur son espace de stockage et communiquer via sa webcam. Un choc de générations, émouvant... Puis vint le foie gras et son vin doux, encore de bons moments partagés, parce que l'on sait qu'il faut profiter, que l'on sait jamais quand sera la prochaine fois.

Finalement, arrivèrent les sentiments partagés, entre ceux qui restent et ceux qui partent, la joie de découvrir quelquechose de nouveau, la tristesse de laisser ceux que l'on aime, l'envie de connaître l'inconnu, la peur de l'éloignement... la distance qui sépare mais rapproche aussi tellement par l'intensité des sentiments qu'elle génère lors de retrouvailles.

Je pars, je reste, je m'en vais mais je reviens, je pars... parce qu'une force me tient, me maintient, me soutient, une force qui se déplace au delà des frontières, sans passeport ni visa... l'amour d'une mère pour ses enfants...

Cet article est issu du blog "Un tout petit monde", si vous voulez les dernières nouvelles de Belgique et quelques bonnes recettes pour l'hiver, mais aussi savoir quel livre emporter pour un long week end, allez-y faire un tour de notre part! On adore.

http://blog.idoo.com/untoutpetitmonde

Inside me

Insideme Vivre au rythme de l'intérieur, c'est se demander gentiment chaque matin: "de quoi ai-je besoin maintenant?".

S'animer de l'intérieur, c'est réaliser que nos choix, nos décisions nous appartiennent.

Je suis faite de souvenirs, de mémoire déformée par le spectre des émotions.

Quand je perds patience avec moi-même, parfois les mécanismes de défense me terrassent, me laissant reproduire des séquences illusoires dans lesquelles mon rôle ne varie pas d'un iota.

C'est une ère nouvelle qui commence. Détachée de l'empreinte familiale, qui est aussi un héritage positif selon le point de vue et l'angle, je trace ma route sans savoir où elle va.

Une chose est sûre, j'occupe l'espace pleinement. Je fais avec ce qui se trouve à ma disposition, une tête, des jambes, un imaginaire. Je rêve, et c'est ce qui me donne la force d'avancer. Lorsqu'une action est entreprise, le résultat n'est jamais acquis, mais le risque pris n'est jamais vain.

Si je ne peux déplacer la montagne, peut-être puis-je la contourner.

Love, love, love

Love1 madre-hijo

Love2 hombre-mujer

Love3 hombre-hombre

Love4 hetero-homo

Il y a autant de formes d'amour que d'individus. Think about it!

Jeunes mamans

Bubble_gum

Hello Justine,

Comme tu connais bien la difficulté à recruter de nouvelles adeptes à un concept, je t'adresse le mail d'Anne Laure qui a crée son magazine pour jeune maman en début d'année. Et tu peux aussi en profiter pour le faire découvrir sur le blog !
Peut-être que tes copines seront intéressées ?

http://bubblemag.fr/

Bise ma chérie, D.

Les enfants nous éloignent-ils de nous même?

Nousmeme_2 

Question de femme assez étrange, vous ne trouvez pas? Et bien, c'est dit. J'ai un peu honte d'ailleurs, mais je vois bien que cela me tourmente depuis un certain temps.

De 15 à 28 ans, j'ai toujours cru que devenir mère faisait partie du chemin vers la réalisation de soi. Etre femme, ça passe par là sans doute.

... Mais je n'en suis plus tout à fait convaincue...

Un virage à 360° s'est produit en moi il y a peu. Est-ce une réaction à la mort de mon père? Je n'en sais rien. Je vais tenter de vous livrer mes réflexions-sensations et peut-être que dans le lot j'y trouverai un début de réponse ou de logique.

Ce que j'ai observé, c'est que j'ai le sentiment depuis plusieurs mois, d'avoir atteint un niveau d'épanouissement personnel élevé. Professionnellement, je me sens à ma place, j'ai tant voulu ce que j'ai aujourd'hui! Amoureusement, vous connaissez déjà la réponse! Ma rencontre avec B. bouleverse ma vie et me fait sentir VIVE à chaque instant. Je me sens si bien dans mes pompes, que j'ose avouer une crainte: une grossesse ne chamboulerait-elle pas tout ce bien-être? Ce confort intérieur? Et après, la vie avec un enfant, me permettra-t-elle d'être aussi légère?

Bien entendu, j'ai déjà les réponses intuitives à ces questions. Evidemment, l'arrivée d'un enfant révolutionne la vie des parents. Là où je me surprends, c'est que je ne suis pas du tout sûre aujourd'hui de vouloir vivre cette expérience. Poussée toutes ces années par des crises hormonales récurrentes (qui donnent très très envie d'être mère), aujourd'hui, j'ai une petite répulsion (sorry) face à tout ce qui concerne les gros ventres, les couches, les biberons et tout le reste.

J'en viens même à m'interroger sur le sens de ma vie. J'ai toujours pensé (et je le crois encore), que créer une famille est dans la vie d'un homme (d'une femme), une étape majeure, un signe d'évolution. Or, je ne suis pas sûre de m'en sentir capable. Capable! De donner toutes mes nuits à ce petit être. Capable de laisser mon insouciance au placard. Capable de rester la femme qu'aime mon homme. Capable de supporter l'énergie débordante des enfants. Capable de transmettre.

Je vois se dessiner un énorme chantier. Après tout, je pourrais me dire: ce n'est pas pour moi. Et m'en foutre! Mais en vérité, je m'inquiète. Peut-on changer radicalement à ce point? D'une envie viscérale, peut-on passer à un dégoût profond? Cela me paraît louche, et c'est pour ça que je vous en parle. Merci de vos mots!

J.

quand tout fout l'camp

Rayonner Pour mon amie C., avec tout mon amour.

"Je suis pleine de cicatrices comme des petites étoiles qui forment une galaxie. je n'ai pas la carte du ciel, elle est tatouée sur ma peau, je n'arrive pas à la déchiffrer.

Je suis on ne sait où, on ne sait quand, je suis une petite querelle entre la main droite et la main gauche, entre le firmaman et la barbe à papa, que des choses qui n'ont pas de poids, que le poids des pensées, ressassées, ravalées, balayées, vidées, poussières de pensées ramenées réalité.

Je suis une larme. Une larme de lame de fond. sans aucune autre solution que de compter les minutes salées, les jouets de mes beaux jours.

Je suis une page blanche de lait condensé, tellement condensé que l'on ne peut plus le boire. Il coule tout seul le long de mes seins, il coule sur la peau bronzée du mois d'août. Et ce lait qui coule c'est comme mes larmes qui coulent.

L'enfant inné qui est en moi, qui l'aimera sans se l'approprier, sans le vider de son existence-essence?

Je suis comme cette petite chienne, toute tordue, les oreilles de travers, des yeux de chien battu. Elle dit tout haut et sans mot, ce que je ne peux pas accepter. Elle raconte sa mésaventure sans tricher. elle ne peut pas, elle a les yeux trop verts, si elle trichait il y pousserait des fleurs.

C'est qu'une petite linotte qui souffre. Combien sommes-nous à hurler intérieurement des fois que quelqu'un nous entende?

Je suis belle. Je suis vivante. Je suis pleine d'amour. "

Pourquoi je préfère être blonde?

Enfance

J'ai recommencé. Je suis retournée et non sous la torture, me faire faire des mèches blondes. Pendant que la coiffeuse s'escrimait à me démontrer que je perdais mes cheveux et que NeuneuBiol, y a pas mieux pour tout faire repousser, je marmonais pour moi-même: "mais pourquoi je m'inflige ça?!!!"

Car Messieurs, nous n'allons pas seulement nous faire arracher les poils pour vous plaire, nous passons aussi des heures chez les coiffeurs pour un résultat que vous ne remarquez souvent pas. Si ce n'est pas pour vous, alors, me direz-vous, pourquoi le faisons-nous?

Et oui, Pourquoi. Pourquoi j'ai régulièrement besoin de m'éclaicir la tête pour me sentir mieux dans mes pompes; De la tête aux pieds, quelle est la connection?

Je vous le demande!

Comme c'est la semaine du nombrilisme sur le blog, je vais encore vous parler de moi. Moi, quand j'étais petite, j'étais blonde comme les blés. Dès que nous allions au soleil, qui à l'époque était un bon copain inoffensif, mes soeurs et moi nous transformions en gueules de pub, couleur caramel pour la peau, et reflets dorés pour la chevelure. A croquer!!!

Peu importait alors l'emballage de nos corps, vêtements, coiffure, je ne me souviens de rien. Sauf d'un rapport sensuel avec la chaleur, les yeux piquants de trop de lumière, et les cheveux comme de la paille dans tous les sens.

Quand je vais chez le coiffeur aujourd'hui, est-ce pour me sentir à la sortie, valorisée socialement par le blond tendance que la société adule?  Ou bien pour retrouver mes cheveux de paille de petite gosse ? (car tout le monde sait que les mèches, c'est la mort du cheveu, votre coiffeuse ne vous l'a pas dit?)

Et bien, c'est pour retrouver la paille. Devenir paille. Faire feu de paille de mon état d'âge. Des cheveux, j'ai toujours 5 ans.

Quand je vois la petite S. (vraiment 5 ans en 2007) vivre à pleines dents tout ce qu'elle peut vivre, j'ai envie de lui ressembler. Elle ne me permet pas d'oublier, ni d'où je viens, ni où je vais. Elle ne réfute ni la violence de ses colères ni la force de ses éclats de rire. Elle montre ses fesses à tout bout de champs. Elle occupe l'espace de tout son petit être et ses cheveux sortent des élastiques, s'emmêlent et rebondissent sur ses petites joues rosées; Et j'adore ça.

Et vous, des cheveux, quel âge avez-vous?

Woman's land (ou la délicatesse d'un rêve de femme)

Cotonzineb_2 

Encore captive dans les eaux bleues dansantes, dans la verdure luxuriante comme un songe…

Le temps était différent là-bas, je ne le sentais pas couler pareil. Est-ce l’effet de l’île ? Une éternité, un battement d’ailes…je revois certains moments se répéter en moi et autour, comme la marée.

Ces moments quand tu reviens de la barrière en bateau, que l’eau se teinte de rouge, d’orange, de mauve, et fait miroir avec le ciel, que la brise chaude venant de la terre porte des odeurs de vanille et d’herbe suante ; ils n’ont pas de durée. Je me sentais part de cette atmosphère déposée là comme un tableau, et plus seulement la spectatrice pouvant écarter le voile.

Ou encore ces trajets pour rejoindre telle ou telle plage, la route comme si elle coupait la végétation à la machette, tellement elle est dense. La saison des pluies plonge dans ces verts profonds, me plonge dans cette ivresse végétale versée pure à même mes veines.

Finirai-je par m’assumer en tant qu’être passionné ayant besoin d’inspiration, et de matière, pour produire, donner corps à mon être vibrant ?

La vie est douce et légère. J’aimerais baiser fort pendant 5 jours pour reprendre consistance et entrer dans mon corps comme un animal dans sa tanière.

Mille baisers plume

Z.

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